/

La demande d’extension de la carrière de Lustin à Profondeville

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 1222 (2025-2026) 1

2 élément(s) trouvé(s).

  • Question écrite du 08/04/2026
    • de HAZEE Stéphane
    • à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
    La carrière de Lustin est exploitée depuis 1921 pour extraire du grès, notamment pour revêtement routier, ballast de chemin de fer et composant pour la fabrication de béton.

    Elle est actuellement exploitée par la société Heidelberg Materials qui emploie 10 personnes et produit plus de 300 000 tonnes de grès chaque année.

    Il y a plus d'un an, la société a annoncé déposer une demande de permis unique pour étendre la surface d'exploitation. Le projet d'extension porte sur une extension de superficie de 11 hectares. L'entreprise précise que celle-ci est, à ses yeux, indispensable pour pérenniser l'activité et disposer de réserves pour 39 années supplémentaires.

    Une enquête publique relative au projet a eu lieu jusqu'au 6 février dernier.

    Le Collectif citoyen « Notre Vallée », opposé au projet, craint les conséquences néfastes de cette extension potentielle, pour des raisons de protection de la nature et de la biodiversité, mais aussi pour les nuisances qui vont augmenter : les bruits d'exploitation et de charroi, les vibrations du sol à cause des détonations pour détacher le grès, les poussières, etc.

    Le Collectif « Occupons le terrain » a aussi dénoncé la demande de permis pour une extension, qui avait été refusée en 1999, pour cause de destruction d'une zone de forêt ancienne implantée à proximité d'une zone Natura 2 000.

    D'aucuns ont aussi estimé qu'une carrière en front de vallée mosane n'a plus de sens en 2026, par rapport aux enjeux d'attractivité touristique, de préservation paysagère et de protection de la biodiversité. Des études stratégiques antérieures, notamment dans le cadre du SDT, donnaient plusieurs pistes de mise en valeur de l'axe de la Haute-Meuse.

    M. le Ministre peut-il nous éclairer sur cette demande de permis dans ses différentes dimensions ?

    Où en est actuellement la procédure ?

    Quels sont les délais en cours ?

    Quelles sont les étapes prévues ?

    Quels sont les recours possibles pour les riverains ?

    Quelle est la vision de M. le Ministre quant à l'exploitation de carrières en front de vallée dans la Haute-Meuse ?

    Cela fait-il partie des orientations prioritaires en matière de développement territorial et de vision stratégique pour l'évolution de ce territoire qu'est la vallée mosane entre Hastière et Namur ?
  • Réponse du 29/04/2026
    • de DESQUESNES François
    La Sociéte Heidelberg Materials a déposé en date du 28 avril 2025 une demande de permis unique visant à maintenir en activité l’exploitation de la carrière de grès de Lustin ainsi qu’à étendre celle-ci vers l’Est.

    La demande a été déclarée complète par les fonctionnaires technique et délégué en date du 18 novembre 2025 après réception de compléments au dossier.

    La procédure de demande de permis est suspendue depuis lors, l’administration étant en attente de la décision du Conseil communal sur la modification de voirie. Cette décision peut faire l’objet d’un recours, et la procédure de demande de permis unique ne reprendra, avec un délai total de 140 jours maximum, qu’au lendemain du jour où le fonctionnaire technique recevra la décision définitive sur la modification de voirie.

    Les enquêtes publiques sont clôturées depuis le 6 février 2026 et les remarques émises lors de ces enquêtes seront bien analysées et prises en compte par le fonctionnaire technique et le fonctionnaire délégué dans leur décision.

    De plus, les instances spécialisées ont été interrogées dans le cadre du dossier et leurs avis permettront de prendre position sur la demande.

    Quelle que soit la décision qui sera prise au terme de la procédure par les fonctionnaires technique et délégué, celle-ci peut faire l’objet d’un recours par toute personne bénéficiant d’un intérêt au projet : riverains, mais également commune ou demandeur en cas de refus.

    Il est dès lors prématuré à ce stade de me prononcer sur cette demande.