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La valorisation des arbres abattus le long des routes wallonnes

  • Session : 2011-2012
  • Année : 2012
  • N° : 525 (2011-2012) 1

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  • Question écrite du 29/05/2012
    • de SAINT-AMAND Olivier
    • à DI ANTONIO Carlo, Ministre des Travaux publics, de l'Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine

    La sécurité d’approvisionnement énergétique et la lutte contre l’effet de serre passent par une valorisation de la biomasse Wallonne.

    Une partie de la biomasse valorisable se trouve dans les arbres situés le long des routes et autoroutes wallonnes. Pour le moment, ceux-ci sont souvent broyés, le broyat étant laissé sur place. Le bilan énergétique de cette opération est donc négatif puisqu’il y a une consommation d’énergie due au broyage et une perte de valorisation.

    Pour améliorer ce résultat, le potentiel de cette valorisation a-t-il déjà pu être estimé ? Quelle en serait la valeur ? Y a-t-il déjà un pourcentage actuellement valorisé ? Jusqu’à quel pourcentage pourrait-on arriver sans entraîner d’autres effets pervers ? Dans les méthodes de valorisation, la vente des arbres aux particuliers pour bois de chauffage ou la reconversion en pellets pourraient aussi être des solutions. Avons-nous une idée de comparaison sur ce qui serait le plus rentable ?

    D’autre part, de la même manière que pour la valorisation le long des autoroutes wallonnes, ne pourrait-on pas imaginer de valoriser également toute la biomasse qui se trouve le long du domaine de la SNCB via, par exemple, un accord de coopération entre les niveaux fédéral et régional ?

    Enfin, en ce qui concerne la valorisation de cette biomasse le long des routes wallonnes, la réalisation se heurte à un problème de gestion de la sécurité routière, tant pour les ouvriers abatteurs que pour les automobilistes. Cependant, il existe peut-être des cas de figure dans lesquels ce système serait envisageable. Monsieur le Ministre pense-t-il pouvoir organiser ceci en certains endroits ?

    Et en ce qui concerne les opérations d’abattage, il convient d’être attentif à la protection de la biodiversité en ces endroits. Est-ce qu’il s’agit d’un facteur pris automatiquement en compte lors de ces opérations ? Veille-t-on à ne pas déboiser de trop longues portions pour que la faune puisse se réfugier à proximité de son habitat de départ ?
  • Réponse du 18/06/2012
    • de DI ANTONIO Carlo

    Il existe deux types de marché :

    1) Les marchés d’entretien courant :

    * Les marchés d’entretien courant (élagage…) : pour ces marchés, les produits des coupes deviennent propriétés de l’adjudicataire ; celui-ci va donc en faire un usage économique de manière à remettre les prix les plus intéressants et à ainsi emporter le marché.
    * Les déchets sont exploités au maximum. Le broyat reste sur place uniquement s’il n’est pas valorisable.



    2) Les marchés de bucheronnage :

    * Les marchés de bucheronnage consistent en la coupe d’arbres ou de zones boisées exigées pour des nécessités de chantier, de sécurisation de points dangereux voire pour des questions sanitaires.
    Dans ce cadre, les matériaux de coupe sont exploités et les déchets valorisés en biomasse.


    La gestion des arbres se fait avec l’avis du Département de la Nature et des Forêts de la Région wallonne et au travers de permis.

    Le cas échéant, il peut être décidé d’abattre certains arbres malades.