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La Cité des métiers de Charleroi

  • Session : 2014-2015
  • Année : 2015
  • N° : 96 (2014-2015) 1

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  • Question écrite du 26/01/2015
    • de CORNET Véronique
    • à TILLIEUX Eliane, Ministre de l'Emploi et de la Formation

    La Cité des métiers de Charleroi a pour but de redorer l’image des filières de l'enseignement des métiers techniques, de la construction et de l'industrie. Coût de ce projet : 30 millions d’euros via des subsides.
    La cité de métiers de Charleroi aura la forme juridique d’une ASBL et est financée à 75 % par la Fédération Wallonie-Bruxelles et à 25 % par la Région wallonne.

    Elle est composée de trois réseaux d’enseignements (investisseurs directs dans le financement du projet immobilier) et des partenaires locaux, membres du Conseil d’administration (CA) et de l’Assemblée générale (AG).

    En date du 25 mars 2014, les trois partenaires de la Cité des métiers de Charleroi ont signé une convention de collaboration qui balise la mise sur chantier de ce vaste programme.

    Qu’en est-il de ce projet ? Où en est-on au niveau des démarches administratives ? Que devient le futur bâtiment ? Madame la Ministre pourrait-elle nous faire le point sur l’état d’avancement de ce dossier ?
  • Réponse du 23/02/2015
    • de TILLIEUX Eliane

    Le lancement officiel de la Cité des Métiers de Charleroi est effectivement prévu pour 2017. S’agissant d’un projet novateur qui intègre la mise en réseaux des opérateurs de formation et d’enseignement, la mise en œuvre du projet nécessite, préalablement, un travail d’aménagement important.

    Pour rappel, le concept développé dans le cadre de la Cité des Métiers de Charleroi vise la mutualisation d’espaces, d’équipements et d’activités au profit des différents publics, dans une dynamique d’orientation et de formation tout au long de la vie.

    Au-delà de la création d’un espace multi-opérateurs d’orientation, la Cité des Métiers de Charleroi rayonnera sur des infrastructures de plus de 55.000 mètres carrés favorisant les échanges entre opérateurs.

    Pour rappel, l’ASBL Cité des métiers de Charleroi a été officiellement créée le 7 juillet dernier.

    Dans le cadre du label « Cité des métiers » en projet, la Cité des Métiers de Charleroi a d’ores et déjà mené, en 2014, les activités suivantes :
    - 20 découvertes de chantiers pour des publics très variés (de l’enseignement primaire, secondaire et de demandeurs d'emploi) ;
    - 500 personnes ont ainsi pu découvrir, in situ, les métiers qui transforment la vie et la ville ;
    - 3 journées d'immersion dans les métiers de la biotechnologie (Biopark) et de la techno-industrie (campus technologique) à destination des futurs enseignants de l’enseignement secondaire des 1er et 2e degrés;
    - 2 journées de challenge créatif réunissant des élèves de section « paramédical » et trois jeunes entrepreneurs afin de développer ensemble un branding créatif autour de leurs nouveaux produits;
    - 1 journée d’animation des écoles de Charleroi au Championnat d'Europe des métiers, organisé début octobre 2014, à Lille;
    - des rencontres partenariales, sur les métiers et les filières d’enseignement, de formation et d’insertion professionnelle ;
    - la préparation d'une brochure multisecteurs d'information sur les stages, à l’attention des entreprises;
    - un catalogue 2015 réunissant près de 30 entreprises partenaires de la « découverte des métiers en milieux professionnels ».

    Une convention a été conclue entre l'IPIEQ et le CSEF de Charleroi pour la pérennisation et le développement du projet de « découverte métiers », par immersion dans l’entreprise, ciblant les jeunes du premier degré de l’enseignement secondaire.
    Cette année, ce sont donc près de 1.600 élèves qui découvriront, pendant plusieurs journées (9 au total) et par la pratique immersive, les métiers du secteur de l'industrie, de la construction, de l'horeca et de l'agronomie.

    Pour ce qui est du financement, la proportion d’investissements à charge de la FWB (75 %) et de la Région wallonne (25 %) n'intervient que dans le cadre du financement de l'opération de rénovation immobilière des 55.000 mètres carrés, de bâtiments en centre-ville et sur les deux sites périphériques.

    Contrairement à l’investissement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’intervention de la Région wallonne ne finance aucune structure.

    La part des 25 % de la Région wallonne (5,5 millions d’euros financés au travers des subventions l’UREBA), quant à elle, permet de financer l'espace d'orientation tout au long de la vie (labellisé Cité des métiers), ainsi que les activités visant à stimuler la créativité.

    La structure d'animation et de gestion du site émanera de l'actuelle ASBL créée le 07 juillet qui, pour l'instant, joue le rôle de porteuse du projet et d'accompagnatrice de la dynamique de concertation. Elle coordonne également le catalogue d'activités de découverte des métiers.

    En ce qui concerne la convention dite "accords de Marcinelle", signée le 25 mars dernier, celle-ci contient l'accord de base permettant d’officialiser la conception et le lancement d'un "marché conjoint" entre les trois réseaux d'enseignements (trois fonds différents et cloisonnés) et IGRETEC, pour la réalisation de l'opération de rénovation immobilière des 55.000 mètres carrés.

    L’intercommunale IGRETEC, dans sa relation in-house avec la Province, cosignataire de la convention, est chargée par la Fédération Wallonie-Bruxelles et le pourvoir organisateur provincial de la mission de maître d’œuvre.

    Cette convention fige aussi les "droits réels" que chacun des réseaux doit détenir pour permettre l’intervention des différents fonds des bâtiments scolaires.

    Cette convention détermine que le montant des budgets investis dans le projet ne conditionne pas de droit de tirage ni d'usage proportionnel à l’investissement. Sur cette base, l'usage, le déploiement des activités ainsi que l'offre d'enseignement et de formation professionnels doivent être organisés en concertation entre tous les réseaux et acteurs du site.

    Enfin, la convention précise également les modalités de mise en œuvre de la démarche de programmation (spatio-temporelle) concernant les étudiants, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les travailleurs, bénéficiaires de la future Cité des Métiers.